<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Bosnie Blok</title>
	<atom:link href="http://bosnieblok.fr/?feed=rss2" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://bosnieblok.fr</link>
	<description>Un blog utilisant WordPress</description>
	<lastBuildDate>Fri, 04 May 2012 18:51:51 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.9.2</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>Edito &#8211; La rédaction éphémère</title>
		<link>http://bosnieblok.fr/?p=2065</link>
		<comments>http://bosnieblok.fr/?p=2065#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 18:18:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corentin Bainier</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[bosnie-herzégovine]]></category>
		<category><![CDATA[celsa]]></category>
		<category><![CDATA[édito]]></category>
		<category><![CDATA[ensemble]]></category>
		<category><![CDATA[Sarajevo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bosnieblok.fr/?p=2065</guid>
		<description><![CDATA[Il serait bien prétentieux de dire qu’en huit jours nous avons tout saisi de la  Bosnie-Herzégovine. En cinquante-trois épisodes, nous avons pu voir, entendre, toucher d’un peu plus près ce pays justement insaisissable. Ce pays encore meurtri et bloqué, par bien des aspects : les réflexes nationalistes, les haines subsistantes, la surdité volontaire de certains [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_2074" class="wp-caption aligncenter" style="width: 430px"><a href="http://bosnieblok.fr/wp-content/uploads/2010/06/equipe_0297.jpg"><img class="size-full wp-image-2074 " title="L'équipe de BosnieBlok.fr" src="http://bosnieblok.fr/wp-content/uploads/2010/06/equipe_0297.jpg" alt="" width="420" height="216" /></a><p class="wp-caption-text">L&#39;équipe de BosnieBlok.fr</p></div>
<p>Il serait bien prétentieux de dire qu’en huit jours nous avons tout saisi de la  Bosnie-Herzégovine. En cinquante-trois épisodes, nous avons pu voir, entendre, toucher d’un peu plus près ce pays justement insaisissable. Ce pays encore meurtri et bloqué, par bien des aspects : les réflexes nationalistes, les haines subsistantes, la surdité volontaire de certains de ses acteurs. Mais plein d’envie aussi, ainsi qu’en témoignent ses jeunes, ses entrepreneurs, ses artistes.</p>
<p style="text-align: justify;">Il serait aventureux d’en prédire l’avenir, tant il s’annonce compliqué. Si la Bosnie  veut s’inventer une suite aux accords de Dayton, elle passera assurément par le déblocage du processus politique entre la Republika Srpska et la Fédération croato-musulmane. Un déblocage qui doit permettre aux Bosniens de se doter d’une vraie constitution, afin de s’organiser comme un État vivant, débarrassé de l’assistance respiratoire –  pourtant encore nécessaire &#8211; de la communauté internationale.</p>
<p style="text-align: justify;">L’avenir de la Bosnie doit aussi se conjuguer avec les mots réconciliation et justice. C’est là encore une réforme politique qui y contribuera, mais aussi le temps. Car quinze ans ne sont qu’un imperceptible clin d’œil dans l’Histoire. Mais un temps suffisant pour que le pays se soit relevé et en partie reconstruit. Ce que nous avons vu de la Bosnie-Herzégovine c’est qu’elle peut, et veut aller de l’avant. Vers l&#8217;Europe. Et qu’elle le fera à terme. C’est dans l’intérêt de tous, Bosniens et Européens.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette expérience restera pour nous comme la fin de notre formation scolaire au  journalisme et le début de notre carrière de professionnels. Nous avons encore beaucoup à apprendre, mais l&#8217;enseignement tiré de ces huit jours est inestimable. Écoute, rigueur et ouverture n&#8217;ont jamais été aussi  important.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces huit jours n’auraient pas été possibles sans eux, et il convient de les remercier  chaleureusement :</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong>l’Ambassade de France en Bosnie</strong>, son Ambassadeur, Maryse Berniau, mais également son service culturel et Gilles Kraemer, pour leur soutien financier et leur aide logistique, ainsi que leur  disponibilité sur place ;</p>
<p style="text-align: justify;">- l’institut <strong>Media Plan</strong>, Messieurs Zoran et Darko Udovicic, pour leurs éclairages et leur aide dans la recherche de contact ;</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong>Suad et Lejla</strong>, pour leurs traductions et leur connaissance du terrain, sans lesquelles beaucoup de reportages n’étaient pas possibles ;</p>
<p style="text-align: justify;">- la <strong>Radio Stari Grad</strong>, qui nous a chaleureusement accueilli dans ses locaux pendant une semaine ;</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong>Ericsson</strong> pour son soutien technique et financier ;</p>
<p style="text-align: justify;">- la <strong>Fondation Varenne</strong> pour son soutien financier ;</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong>Stéphane  Béchaux</strong>, directeur de cette éphémère rédaction, pour sa patience et ses conseils toujours constructifs ;</p>
<p style="text-align: justify;">- <strong>Jacques Le Cann</strong> pour sa bonne humeur et ses coups de mains techniques ;</p>
<p style="text-align: justify;">- bien sûr, <strong>Hervé Demailly</strong>, à l’origine de ce projet, et le professeur <strong>Véronique Richard</strong>, directrice du Celsa, qui l’a toujours soutenu.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant de conclure, il faut rappeler que ce site fait d’une pierre trois coups, et trois  coups remplis d’une certaine émotion : il est notre dernier projet de l’année, notre dernier projet au Celsa et notre dernier projet ensemble. Après avoir partagé deux ans d’études ensemble, avoir appris ce métier ensemble, au fur et à mesure des reportages, des journaux, des débats, des engueulades et surtout des moments de plaisir,   cela ne peut pas nous laisser insensibles.</p>
<p style="text-align: justify;">Et les cœurs étaient un peu pincés au moment de prendre l’avion qui nous ramenait  à Paris. Mais enjoués aussi, tant ces huit jours bosniens nous ont enrichi, et donné du plaisir. Nous ne pouvions pas finir sur meilleur note. En attendant la (peut-être) prochaine aventure.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Les étudiants du Master 2 Journalisme du Celsa</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bosnieblok.fr/?feed=rss2&amp;p=2065</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>A Mostar, deux lycées sous le même toit</title>
		<link>http://bosnieblok.fr/?p=1488</link>
		<comments>http://bosnieblok.fr/?p=1488#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 31 May 2010 16:05:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elsa Maudet</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Identité(s) ?]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[Gymnasium]]></category>
		<category><![CDATA[Mostar]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bosnieblok.fr/?p=1488</guid>
		<description><![CDATA[Le meilleur lycée de Mostar est un symbole d&#8217;ouverture en Herzégovine puisqu&#8217;il accueille à la fois des élèves croates et bosniaques. Mais les deux communautés s&#8217;y croisent plus qu&#8217;elles ne vivent ensemble.
A 13 heures, l&#8217;appel à la prière retentit à côté du Gymnasium, l&#8217;immense lycée orange vif de Mostar, capitale d&#8217;Herzégovine. Quelques minutes seulement avant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Le meilleur lycée de Mostar est un symbole d&#8217;ouverture en Herzégovine puisqu&#8217;il accueille à la fois des élèves croates et bosniaques. Mais les deux communautés s&#8217;y croisent plus qu&#8217;elles ne vivent ensemble.<span id="more-1488"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">A 13 heures, l&#8217;appel à la prière retentit à côté du Gymnasium, l&#8217;immense lycée orange vif de Mostar, capitale d&#8217;Herzégovine. Quelques minutes seulement avant que les élèves croates ne terminent leurs cours. Comme un symbole du «mélange» dont se félicite l&#8217;établissement.</p>
<p style="text-align: justify;">Ici, Croates et Bosniaques vont dans le même lycée, alors que les écoles alentour ne sont peuplées que de l&#8217;une ou l&#8217;autre des communautés, selon le côté de la ville où elles sont situées.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bosnieblok.fr/wp-content/uploads/2010/05/P1020003.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1685" title="Gymnasium Mostar" src="http://bosnieblok.fr/wp-content/uploads/2010/05/P1020003-300x225.jpg" alt="" width="216" height="162" /></a>Malgré cette ouverture, la mixité reste assez superficielle. Les élèves croates assistent à leurs propres cours,  enseignés par des professeurs croates, séparés des Bosniaques. C&#8217;est vrai des cours d&#8217;histoire aussi bien que ceux de  langues. Qu&#8217;importe si le croate diverge autant du bosniaque que le français du wallon.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des amitiés se créent</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les deux communautés n&#8217;ont qu&#8217;un cours obligatoire en commun, celui d&#8217;informatique. Les élèves peuvent ensuite participer ensemble à des cours optionnels, de sport ou de journalisme, par exemple. Une goutte d&#8217;eau parmi les sept cours quotidiens auxquels ils sont tenus d&#8217;assister.</p>
<p style="text-align: justify;">«<em>Ce n&#8217;est pas une bonne chose de nous séparer</em>, regrette Azur, jeune Bosniaque de 15 ans au T-shirt jaune pétant. <em>A cause de cela, nous ne parlons pas beaucoup avec les Croates, nous ne faisons pas grand chose en commun</em>.»</p>
<p style="text-align: justify;">Les adolescents des deux communautés arrivent à lier des amitiés grâce au cours d&#8217;informatique, devant le lycée ou pendant d&#8217;éventuelles activités extra-scolaires. Bien plus, donc, que les autres lycéens. Mais certains en attendent plus (voir la vidéo).</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdi5s1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdi5s1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">La proviseure du lycée, Ankica Čović, se défend de cliver les communautés. «<em>C&#8217;est très fort de parler de &laquo;&nbsp;séparation&nbsp;&raquo;,  car les élèves ont des activités communes</em>, estime cette femme tout en rondeur, parée de nombreux bijoux. <em>C&#8217;est simplement qu&#8217;il existe deux programmes, donc nous donnons le choix aux enfants, ils voient ce qui est le mieux pour eux</em>.»</p>
<p style="text-align: justify;">Un choix tout relatif, puisque les classes sont clairement appelées «croate» et «bosniaque». «<em>Les directives viennent du ministère, nous n&#8217;avons pas de droit de regard là-dessus</em>», justifie la proviseure.</p>
<p style="text-align: justify;">Côté parents, on n&#8217;est pas forcément convaincu non plus. La fille de Jadremka étudie au Gymnasium. Tout comme elle il y a quarante ans. «<em>Les enfants sont des enfants, c&#8217;est tout. Je n&#8217;aime pas l&#8217;idée d&#8217;avoir deux écoles, ce serait plus beau de réunir tout le monde</em>», déplore cette Croate. Sa fille, Ana, a de nombreux amis musulmans. «<em>Ils viennent à la maison, j&#8217;accueille tout le monde</em>», se félicite-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les nombreux élèves rencontrés, tous vantent le vivre-ensemble. Mais, côté croate, on semble davantage se satisfaire d&#8217;un statu quo. «<em>J&#8217;ai beaucoup d&#8217;amis dans l&#8217;autre programme, je ne les déteste pas</em>, précise Marina, 17 ans. <em>Mais la situation actuelle me convient, je n&#8217;ai pas forcément envie d&#8217;avoir plus de classes en commun avec eux.</em>»Si la jeune fille se montre ouverte aux «autres», ce n&#8217;est semble-t-il pas le cas de tout le monde (voir la vidéo).</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdi5s9" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdi5s9" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: justify;">Et les 10% d&#8217;élèves serbes, dans tout ça ? «<em>Ils choisissent dans quel groupe ils veulent aller</em>», confie la proviseure. Mais d&#8217;après Verdan, adolescent à moitié serbe, à moitié bosniaque, les seuls Serbes qui rejoignent le Gymnasium sont tous catholiques : «<em>Ils ne pourraient jamais venir ici s&#8217;ils étaient orthodoxes</em>.»</p>
<p style="text-align: right;"><em>Elsa Maudet (texte) et Alexia Mayer (vidéo)</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bosnieblok.fr/?feed=rss2&amp;p=1488</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;immeuble-allumette se souvient du 2 mai 1992</title>
		<link>http://bosnieblok.fr/?p=1279</link>
		<comments>http://bosnieblok.fr/?p=1279#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 31 May 2010 15:11:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>foffner</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aujourd'hui la Bosnie]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoires]]></category>
		<category><![CDATA[incendie]]></category>
		<category><![CDATA[Sarajevo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bosnieblok.fr/?p=1279</guid>
		<description><![CDATA[
A dix minutes du centre de Sarajevo se dresse un immeuble d&#8217;habitations surnommé Sibica &#8211; « l&#8217;allumette » -. Le 2 mai 1992, certains logements visés par des tirs prirent feu. Des habitants qui n&#8217;ont pas quitté les lieux se souviennent de ce jour, immortalisé à l&#8217;époque par la télévision.
Les habitants de Sarajevo le surnomment Sibica, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><strong>A dix minutes du centre de Sarajevo se dresse un immeuble d&#8217;habitations surnommé Sibica &#8211; « l&#8217;allumette » -. Le 2 mai 1992, certains logements visés par des tirs prirent feu. Des habitants qui n&#8217;ont pas quitté les lieux se souviennent de ce jour, immortalisé à l&#8217;époque par la télévision.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span id="more-1279"></span></strong>Les habitants de Sarajevo le surnomment Sibica, « allumette » en bosno-serbo-croate. Tout simplement parce que les multiples appartements de ce large immeuble de 20 étages sont étroits et uniformes. Les Sarajéviens le connaissent bien. Le 2 mai 1992, « l’allumette » s’enflamma pour de bon après un tir d’artillerie, dans les premières semaines du siège de la capitale. La télévision diffusa les impressionnantes images de ses occupants fuyant par les balcons.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré une rénovation, le béton du bâtiment élevé en 1969 est encore aujourd’hui noirci et explosé par endroits. Sur la place qui lui fait face , Esad, cinquantenaire aux airs de docker marseillais, vend des champignons empaquetés sur une minuscule table. <em>« J’ai des bons et des mauvais souvenirs ici</em>, répond l’habitant du 5<sup>e</sup> étage, lorsqu’on l’interroge sur l’attachement qu’il porte à ce lieu emblématique. <em>Personne ne s’attendait à ce que l’immeuble soit pris pour cible, les gens jetaient leurs affaires par les fenêtres pour les sauver. C&#8217;était très dur car il n&#8217;y avait ni eau, ni bois pour se chauffer, ni électricité »</em>. Le chauffage central n&#8217;a été réinstallé qu&#8217;en 2006.</p>
<p style="text-align: justify;">Contrairement à Esad, au front le jour de l’incendie en tant que soldat, Zlatan Lukac se trouvait dans son appartement du 16<sup>e</sup> étage le 2 mai.<em> « Il y avait beaucoup de combats par ici, car le pont tout proche marquait la délimitation. Le jour de l’incendie, j’ai pu fuir par les escaliers »</em>, raconte dans un français déjà loin le mangeur de champignons, ingénieur à la retraite de 64 ans. Il dit avoir <em>« oublié le conflit, car c’est le meilleur moyen pour aller bien »</em>. Ce qui ne l&#8217;empêche pas d&#8217;évoquer avec détachement des souvenirs peu joyeux : <em>« j’avais réparé mes vitres pendant la guerre mais deux jours plus tard, pouf !, </em>mime-t-il en écartant les bras pour signifier l&#8217;explosion, tout en riant. <em>Après j&#8217;ai mis une bâche en plastique</em><em> ». </em>(<em>voir la vidéo</em>)</p>
<p style="text-align: left;"><em><br />
</em></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="369" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdhcpo" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="369" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdhcpo" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bosnieblok.fr/?feed=rss2&amp;p=1279</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les plongeurs de Mostar font le grand saut</title>
		<link>http://bosnieblok.fr/?p=1850</link>
		<comments>http://bosnieblok.fr/?p=1850#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 31 May 2010 12:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibaut Pézerat</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Aujourd'hui la Bosnie]]></category>
		<category><![CDATA[folklore]]></category>
		<category><![CDATA[Mostar]]></category>
		<category><![CDATA[natation]]></category>
		<category><![CDATA[plongeon]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bosnieblok.fr/?p=1850</guid>
		<description><![CDATA[Ils sont une centaine à épater les touristes en plongeant tous les jours du haut du &#171;&#160;Stari Most&#160;&#187;. Un pont haut de 27 mètres, surplombant la rivière Neretva, détruit pendant la guerre puis reconstruit. Les plongeurs, un peu flambeurs, font les beaux en maillot de bain sur la balustrade, en attendant que les touristes rassemblent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ils sont une centaine à épater les touristes en plongeant tous les jours du haut du &laquo;&nbsp;Stari Most&nbsp;&raquo;. Un pont haut de 27 mètres, surplombant la rivière Neretva, détruit pendant la guerre puis reconstruit. Les plongeurs, un peu flambeurs, font les beaux en maillot de bain sur la balustrade, en attendant que les touristes rassemblent les 25 à 50 euros nécessaires au grand saut. Puis se jettent à l&#8217;eau. Interview exclusive.</strong></p>
<p><strong><span id="more-1850"></span></strong><br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="270" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdhxft_les-plongeurs-du-pont-de-mostar-rep_travel" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="270" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdhxft_les-plongeurs-du-pont-de-mostar-rep_travel" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>A voir également: la vidéo du tournoi de plongeon du vieux pont de Mostar</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="640" height="385" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/2TvQ14tbcz0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="385" src="http://www.youtube.com/v/2TvQ14tbcz0&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: right;"><em><br />
</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Texte et montage: Thibaut Pézerat</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Images: Alexia Mayer</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bosnieblok.fr/?feed=rss2&amp;p=1850</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>1992-2010 : le Général et &#171;&#160;son&#160;&#187; Sarajevo</title>
		<link>http://bosnieblok.fr/?p=1942</link>
		<comments>http://bosnieblok.fr/?p=1942#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 31 May 2010 10:00:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>apoisson</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoires]]></category>
		<category><![CDATA[cimetière juif]]></category>
		<category><![CDATA[Holiday Inn]]></category>
		<category><![CDATA[Jovan Divjak]]></category>
		<category><![CDATA[sniper allée]]></category>
		<category><![CDATA[Tunnel]]></category>
		<category><![CDATA[zoo de Sarajevo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bosnieblok.fr/?p=1942</guid>
		<description><![CDATA[Général de l&#8217;armée bosnienne, Jovan Divjak a participé activement à la défense de Sarajevo voilà quinze ans. Malgré ses origines serbes. Dans les rues de la capitale, l&#8217;ancien militaire devenu militant associatif jouit toujours d&#8217;une très grande popularité. Il nous emmène sur les traces du conflit. Visite guidée, en images. 

Fabienne Bruère et Amélie Poisson
A lire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Général de l&#8217;armée bosnienne, Jovan Divjak a participé activement à la défense de Sarajevo voilà quinze ans. Malgré ses origines serbes. Dans les rues de la capitale, l&#8217;ancien militaire devenu militant associatif jouit toujours d&#8217;une très grande popularité. Il nous emmène sur les traces du conflit. Visite guidée, en images. <span id="more-1942"></span></strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="480" height="384" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdhe6g" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="384" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xdhe6g" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p style="text-align: right;"><em>Fabienne Bruère et Amélie Poisson</em></p>
<p style="text-align: left;">A lire aussi:<em> </em><a href="http://bosnieblok.fr/?p=1841" target="_blank">Jovan Divjak, le héros serbe de Sarajevo</a><em><br />
</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bosnieblok.fr/?feed=rss2&amp;p=1942</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>A Mostar, la culture sert de pont</title>
		<link>http://bosnieblok.fr/?p=1690</link>
		<comments>http://bosnieblok.fr/?p=1690#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 31 May 2010 09:00:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>tchaffotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Aujourd'hui la Bosnie]]></category>
		<category><![CDATA[Identité(s) ?]]></category>
		<category><![CDATA[association]]></category>
		<category><![CDATA[bosniaque]]></category>
		<category><![CDATA[croate]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes]]></category>
		<category><![CDATA[Mostar]]></category>
		<category><![CDATA[pont]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bosnieblok.fr/?p=1690</guid>
		<description><![CDATA[
Les tensions communautaires demeurent très fortes à Mostar. Situé entre les parties croate et bosniaque de la ville, le centre Abrasevic tente de faire dialoguer les jeunes des deux communautés par des activités culturelles.
A Mostar, il faut tout prévoir en double : deux compagnies d’électricité, deux clubs de sport, deux universités, deux théâtres nationaux, deux hôpitaux&#8230; La ville, situées à une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les tensions communautaires demeurent très fortes à Mostar. Situé entre les parties croate et bosniaque de la ville, le centre Abrasevic tente de faire dialoguer les jeunes des deux communautés par des activités culturelles.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span id="more-1690"></span></strong>A Mostar, il faut tout prévoir en double : deux compagnies d’électricité, deux clubs de sport, deux universités, deux théâtres nationaux, deux hôpitaux&#8230; La ville, situées à une grosse centaine de kilomètres au sud de Sarajevo, reste écartelée entre les rives croate et bosniaque de la rivière Neretva. Depuis la fin de la guerre.</p>
<p style="text-align: justify;">Ouvert en août 2003, le centre culturel Abrasevic entreprend néanmoins de changer les mentalités. En utilisant la culture comme vecteur de rapprochement entre les communautés. « <em>Nous voulions un lieu qui puisse accueillir toutes nos initiatives culturelles et qui ne subisse pas les pressions partisanes</em> », indique Tina, membre du collectif à l’origine du projet.</p>
<p style="text-align: justify;">Après diverses actions et recours auprès de la mairie, ce collectif obtient de pouvoir s’installer rue Alekse Santica, à l’emplacement même du centre culturel d&#8217;avant guerre. « <em>Ce lieu est très symbolique pour nous car il se trouve à la fois dans le centre et sur l’ancienne ligne de front</em> », ajoute-t-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis, l’activité du centre n’a pas ralenti. Celui-ci s’emploie à développer concerts, festivals, expositions, théâtre, émission de télé et webradio. Dans une ville qui n’a même plus de cinéma. « <em>On a calculé que, sur un an, on faisait 13 fois plus d’activités que toutes les institutions culturelles de la ville </em>», déclare Tina, un peu désabusée.</p>
<p style="text-align: justify;">Venir à bout des divisions entre Croates et musulmans reste néanmoins un travail sans fin. « <em>Ici, les jeunes sont endoctrinés dès leur plus jeune âge, d’un côté comme de l’autre</em>, déplore Tina. <em>Ils ont l’enseignement religieux dès la maternelle et, plus tard, on leur apprend une histoire complètement différente. </em>»</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque communauté vivant en vase clos, les jeunes peuvent ne jamais se rencontrer. Certains s’affrontent même, notamment lors des matches de football entre le HSK Zrinjski Mostar et le FK Velez Mostar, les deux clubs de la ville.</p>
<p style="text-align: justify;">Le faible soutien de la municipalité est compensé par la détermination de l’équipe qui anime le centre. « <em>Nous sommes parmi les seuls, ici, à travailler sans avoir d’argent </em>», déclare-t-elle. Depuis trois mois, la paie des salarié n’a pas pu être versée, sans que cela n’arrête l&#8217;activité.</p>
<p style="text-align: justify;">Lancé grâce au soutien de la fondation Pro Helvetia, le centre vit des subventions du ministère de la Culture de la Fédération de Bosnie-Herzegovine, de celles de l’ambassade tchèque et de ses revenus propres. Assez pour survivre, certes. Mais le changement de mentalité dépasse les questions de trésorerie.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Thibault Chaffotte</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bosnieblok.fr/?feed=rss2&amp;p=1690</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les Bosniens pas encore branchés par les smartphones</title>
		<link>http://bosnieblok.fr/?p=935</link>
		<comments>http://bosnieblok.fr/?p=935#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 31 May 2010 07:00:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Thibaut Pézerat</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Aujourd'hui la Bosnie]]></category>
		<category><![CDATA[Blackberry]]></category>
		<category><![CDATA[Iphone]]></category>
		<category><![CDATA[smartphone]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<category><![CDATA[téléphone portable]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bosnieblok.fr/?p=935</guid>
		<description><![CDATA[Des millions de Bosniens ont l&#8217;oreille accrochée à leur portable. Mais tous boudent les téléphones intelligents. Pour cause de prix prohibitifs et de faiblesse des réseaux. Reportage dans les boutiques de la capitale.
Sur les écrans d&#8217;un magasin M-TEL de Sarajevo, la publicité sait convaincre les clients potentiels. On y voit un homme inquiet, entouré de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Des millions de Bosniens ont l&#8217;oreille accrochée à leur portable. Mais tous boudent les téléphones intelligents. Pour cause de prix prohibitifs et de faiblesse des réseaux. Reportage dans les boutiques de la capitale.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-935"></span>Sur les écrans d&#8217;un magasin M-TEL de Sarajevo, la publicité sait convaincre les clients potentiels. On y voit un homme inquiet, entouré de sa famille, qui serre un téléphone portable dans ses mains. Le téléphone vibre, une image de bébé apparaît. Le trentenaire est devenu papa. Exultation générale. Le message est clair : consommez le mobile familial. Si vous le préférez amical, vous n&#8217;avez qu&#8217;à tourner la tête. Quatre copines à la plastique parfaite, à la table d&#8217;un bar, vous regardent dans les yeux. Bienvenue chez M-TEL.</p>
<p style="text-align: justify;">La carte pré-payée reste très populaire en Bosnie-Herzégovine.  <em>&laquo;&nbsp;Elle représente </em><em>environ la moitié des téléphones vendus</em><em>&laquo;&nbsp;</em>, explique un vendeur, chemise grise et cravate rouge. A 10 KM (5 euros) l&#8217;heure de communication &#8211; ou une soixantaine de SMS -, son prix s&#8217;avère attractif. De quoi assouvir la passion des Bosniens pour les textos. &nbsp;&raquo;<em>J&#8217;en envoie tout le temps ! C&#8217;est tout simple, je les écris en marchant, un peu partout&#8230;</em><em>&laquo;&nbsp;</em>, raconte Nermina, jeune Sarajevienne.</p>
<p><strong>Seuls quelques smartphones mis en vente</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://bosnieblok.fr/wp-content/uploads/2010/05/IMG_6627.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1919" title="tel" src="http://bosnieblok.fr/wp-content/uploads/2010/05/IMG_6627-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Des textos mais pas encore de mails ou de navigation sur internet. Car les smartphones n&#8217;ont pas vraiment franchi les frontières de la Bosnie-Herzégovine.  Dans les boutiques des trois opérateurs, pas de publicité pour ces téléphones haute technologie. Seuls quelques modèles sont mis en vente. &laquo;&nbsp;<em>Nous ne faisons pas d&#8217;offres parce que le réseau n&#8217;est pas encore au point, il y a des problèmes techniques</em><em>»</em>, explique Nijaz, manager d&#8217;une boutique  HT Euronet, l&#8217;un des trois opérateurs. Ces derniers se préparent néanmoins à leur arrivée : dans quinze jours, H-Tel lancera son réseau 3G. &laquo;&nbsp;<em>Les smartphones arriveront peut-être dans un an, quand ce sera prêt&nbsp;&raquo;, </em>avance le gérant.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;opérateur M-TEL propose des Black Berry, mais les ventes n&#8217;explosent pas. Pas plus que les ventes de l&#8217;iPhone d&#8217;Apple. En plus du prix très élevé des smartphones (de 200 à 450 euros pour un modèle Blackberry 9000, 700 euros pour un iPhone), les utilisateurs doivent encore payer le forfait pour accéder à ses fonctionnalités.</p>
<p style="text-align: justify;">Résultat, le magasin Fon Tel, dans le centre de Sarajevo, ne vend que cinq ou six smartphones par mois, contre 120 téléphones mobiles classiques. Et les clients restent à séduire. &nbsp;&raquo;<em>Je ne vois pas vraiment l&#8217;intérêt d&#8217;avoir internet sur son portable, c&#8217;est mieux d&#8217;utiliser un ordinateur</em><em>»</em>, explique Nedim, 21 ans, client de HT Euronet.  &laquo;&nbsp;<em>Au début du boom des portables, les gens se sont habitués aux SMS, lentement ils acceptent de nouveaux services</em><em>»</em>, constate Samra Zeba, responsable des ventes chez M-TEL. Si des millions de Bosniens possèdent désormais un portable, le boom des téléphones intelligents n&#8217;est pas pour tout de suite.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Thibaut Pézerat et Morgane Prévost</em></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bosnieblok.fr/?feed=rss2&amp;p=935</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Un pays, trois manuels d&#8217;histoire</title>
		<link>http://bosnieblok.fr/?p=1820</link>
		<comments>http://bosnieblok.fr/?p=1820#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 30 May 2010 12:03:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ivan Valerio</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Identité(s) ?]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[lycée]]></category>
		<category><![CDATA[mémoire]]></category>
		<category><![CDATA[Mostar]]></category>
		<category><![CDATA[Sarajevo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bosnieblok.fr/?p=1820</guid>
		<description><![CDATA[ Dans un pays divisé en trois communautés, les élèves bosniens n&#8217;apprennent pas la même histoire, malgré les efforts de la communauté internationale pour rapprocher les programmes scolaires. Un obstacle à la construction d&#8217;une identité commune.

Ils ont quinze ans et vivent tous en Bosnie-Herzégovine. Pourtant, au collège et au lycée, leurs manuels scolaires divergent. Les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong> Dans un pays divisé en trois communautés, les élèves bosniens n&#8217;apprennent pas la même histoire, malgré les efforts de la communauté internationale pour rapprocher les programmes scolaires. Un obstacle à la construction d&#8217;une identité commune.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span id="more-1820"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ils ont quinze ans et vivent tous en Bosnie-Herzégovine. Pourtant, au collège et au lycée, leurs manuels scolaires divergent. Les jeunes Serbes, Croates et Bosniaques n&#8217;apprennent donc pas la même histoire. Dans le pays, treize ministères de l&#8217;Education préparent les programmes scolaires. Dans les classes croates, les manuels peuvent venir de Zagreb. Pour les Serbes, ils sont écrits à Belgrade.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;<em>Ici en Bosnie, on a toujours appris que les Serbes étaient les agresseurs et nous les victimes</em>, confirme Admir, 19 ans, étudiant en sociologie à Sarajevo. <em>Cette histoire est encore récente, pour l&#8217;instant, il n&#8217;est pas possible de s&#8217;entendre</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">Faute de débat dans les salles de classe, l&#8217;apprentissage se fait donc dans les familles. &laquo;&nbsp;<em>Le plus souvent, on en parle avec nos parents</em>, explique Emma, 16 ans, lycéenne à Mostar.<em> Il y a encore beaucoup d&#8217;émotion, il faut attendre que le temps passe</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">En 1999 pourtant, le Conseil de l&#8217;Europe a lancé une série de séminaires sur l&#8217;enseignement de l&#8217;histoire en Bosnie. Trois ans plus tard, une loi oblige tous les ministères à travailler à l&#8217;élaboration de lignes directrices pour l&#8217;écriture des programmes, dont l&#8217;histoire, de loin la matière la plus controversée.</p>
<p style="text-align: justify;">Auteurs, chercheurs et représentants de la communauté internationale ont fini par élaborer de nouveaux manuels, qui reflètent la diversité des points de vue. Diffusés aux professeurs depuis 2007, leur utilisation reste marginale.</p>
<p style="text-align: justify;">Les différences dans l&#8217;interprétation des événements ne datent pas de la guerre. Quand les Bosniaques apprennent l&#8217;histoire ottomane, c&#8217;est la mémoire de la Croatie ou de la Serbie qu&#8217;on enseigne aux autres élèves. Les observateurs du Conseil de l&#8217;Europe ont, par exemple, noté que la domination de l&#8217;empire austro-hongrois en Bosnie-Herzégovine était perçu par les Serbes comme une période d&#8217;oppression. Et par les Bosniaques comme une époque de prospérité. &laquo;&nbsp;<em>J&#8217;aimerais bien qu&#8217;il y ait une seule histoire, </em>soupire Dalida, étudiante de 23 ans à Sarajevo<em>. Mais c&#8217;est impossible pour le moment</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Arme de division ethnique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour Dubravko Lovrenovic, professeur d&#8217;histoire médiévale à la faculté de philosophie de Sarajevo, &laquo;&nbsp;<em>l&#8217;histoire est une arme de division ethnique. La situation actuelle a un impact négatif sur les enfants</em>&laquo;&nbsp;. Dans un pays récent, où le passé hante chaque coin de rue, c&#8217;est l&#8217;unité du pays qui est mise à mal dans les salles de classe. &laquo;&nbsp;<em>Dans la construction de leur histoire, les communautés ont été influencées par des facteurs politiques extérieurs à la Bosnie. L&#8217;histoire du pays n&#8217;appartient pas seulement à son territoire</em>&laquo;&nbsp;, constate Dubravko Lovrenovic.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;universitaire a participé pendant deux ans à l&#8217;unification des programmes. Il a fini par claquer la porte, pessimiste sur les chances de succès. &laquo;&nbsp;<em>On peut toujours écrire des manuels scolaires parfaits, mais qui va les utiliser? Qui va donner l&#8217;ordre de les diffuser dans les écoles ?</em> déplore t-il.<em> Pour faire face à une situation aussi radicale, il nous faut une solution radicale. Le symbole ne suffit plus.</em>&nbsp;&raquo; Lui ne croit pas à un règlement du problème tant que le pays restera instable. &laquo;&nbsp;<em>L&#8217;historiographie est encore trop influencée par les enjeux politiques</em>&laquo;&nbsp;, poursuit-il. Et seule l&#8217;émergence d&#8217;une nouvelle génération d&#8217;intellectuels pourra faire changer les choses.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Ivan Valerio et Alexia Eychenne</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bosnieblok.fr/?feed=rss2&amp;p=1820</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Jovan Divjak, le héros serbe de Sarajevo</title>
		<link>http://bosnieblok.fr/?p=1841</link>
		<comments>http://bosnieblok.fr/?p=1841#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 30 May 2010 10:10:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>apoisson</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Aujourd'hui la Bosnie]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoires]]></category>
		<category><![CDATA[Général]]></category>
		<category><![CDATA[guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Jovan Divjak]]></category>
		<category><![CDATA[Sarajevo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bosnieblok.fr/?p=1841</guid>
		<description><![CDATA[D’origine serbe, le général Jovan Divjak a participé activement à la défense de Sarajevo. Aujourd’hui, il préside une association d’aide aux enfants victimes de la guerre.
Assis droit à son bureau, derrière des peluches, des statues, des drapeaux et autres cadeaux, il domine l&#8217;assemblée par sa position et son charisme. Face à lui, le manager d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>D’origine serbe, le général Jovan Divjak a participé activement à la défense de Sarajevo. Aujourd’hui, il préside une association d’aide aux enfants victimes de la guerre.<span id="more-1841"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Assis droit à son bureau, derrière des peluches, des statues, des drapeaux et autres cadeaux, il domine l&#8217;assemblée par sa position et son charisme. Face à lui, le manager d&#8217;un chanteur célèbre, deux étudiantes boursières, deux employés de l&#8217;association &laquo;&nbsp;<a href="http://www.ogbh.com.ba/fr/pocetna.html" target="_blank">Obrazovanje Gradi BIH</a>&nbsp;&raquo; (l’éducation construit la Bosnie-Herzégovine). “<em>Alors c’est bon ?” </em>demande l’homme aux yeux bruns et à la mèche blanche coiffée sur le côté. Le général Jovan Divjak négocie un concert humanitaire en Suisse où vivent encore beaucoup de Bosniens. Son but est de récolter de l’argent pour cette association qu&#8217;il préside afin d’envoyer des enfants au ski. Alors il ne lésine pas : blagues, histoires émouvantes, témoignages, livres offerts. <em>“Oui, Halid Beslic chantera gratuitement et la totalité des fonds vous seront reversés”,</em> finit par acquiescer le manager. Jovan Divjak sourit, boit une gorgée de café turc, puis s’adosse à son fauteuil, satisfait.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>“C’est la troisième pierre de ma vie, avec ma famille, et la guerre”</em>, affirme le Général, décoré de la Légion d&#8217;honneur sous la présidence de Jacques Chirac, de sa voix puissante. Il fonde l’association en 1994 pour venir en aide aux enfants victimes de la guerre, qui ont perdu leur parents, mais aussi aux enfants talentueux de Bosnie-Herzégovine. 2800 jeunes ont déjà bénéficié de ces bourses, de l’école primaire à l’université. Chaque mois, 436 enfants reçoivent entre 50 et 100 KM, soit de 25 à 50 euros. <em>“Nous avons encore 100 personnes sur la liste d’attente”,</em> explique Mersiha Tufekcic, une brunette à lunettes de 29 ans. Elle même a été boursière. Depuis l’année dernière, c’est la deuxième employée de l’association.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sarajevo, mon amour</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Face à son bureau, une autre bénévole travaille sur les permissions de visas pour organiser un séjour en France. <em>“La première fois que j’ai rencontré Monsieur Divjak, j’accompagnais un ami italien qui avait sollicité un entretien pour faire la traduction. Cela a duré plusieurs minutes et à la fin, le Général s’est mis à parler en italien. En fait, il avait tout compris mais il n’a rien dit pour voir comment je me comportais”,</em> raconte dans un sourire de connivence Mersiha Kovacevic, une étudiante de 21 ans. Il est ainsi, le Général : il teste.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa vie à lui est un processus d’héroïsation, façon Grèce antique. Né en 1937, il étudie à l’école d’Etat-major de Compiègne, près de Paris. Son français est excellent, avec une pointe d’accent serbo-croate. Il intègre l’armée yougoslave, dans la garde rapprochée de Tito. <em>“Je ne l’admirais pas, mais j’ai de l’estime pour lui”</em>, dit aujourd’hui le général de son ancien supérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">Au début de la guerre, en 1992, il est en poste à Sarajevo. D’origine serbe, il reste dans l’armée bosnienne, assiégée. <em>“C’est mon identité, je suis bosnien, c’est pour cela que je suis resté”,</em> s’exclame-t-il. Durant quatre ans, il visite sans relâche ses troupes, mais aussi les blessés dans les hôpitaux et les familles en deuil. <em>“Un jour, j’apprends par la radio que trois enfants sont morts d’une grenade alors qu’ils jouaient devant chez eux. Le soir, je suis venu présenter mes condoléances aux parents. Je pleurais comme tout le monde”, </em>se souvient le vieil homme, tête baissée.</p>
<p style="text-align: justify;">Régulièrement, il leur rend visite, une accolade, un baiser, toujours en douceur. À la fin de la guerre, ils ont eu un petit garçon, prénommé Muhamed. Jovan Divjak est le parrain. Son histoire a inspiré son livre : <a href="http://www.irenees.net/fr/fiches/documentation/fiche-documentation-160.html" target="_blank">“Sarajevo mon amour”</a>, publié en France et en Italie, mais en attente d’éditeur en Bosnie.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Criminel de guerre en </strong><strong>Republika Srpska</strong><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les Bosniens l&#8217;ont hissé au rang de héros national. Respecté, aimé, admiré, il ne marche pas dans la rue sans être arrêté. Lui a un mot, un regard, un sourire. <em>“Je suis serein, indépendant et amoureux”</em>, répète-t-il. Mais le Général Divjak n’est pas libre partout. En Republika Srpska, le héros est inscrit sur la liste des criminels de guerre. Le pays l’accuse d’avoir participé à un meurtre. <em>“J’ai une vidéo, j’ai des preuves de mon innocence”, </em>affirme-t-il, en relevant la vitre de sa voiture lorsque qu’en territoire serbe, deux policiers arrêtent les véhicules. <em>“Ils peuvent m’arrêter, je ne veux pas prendre de risque”</em>, explique-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">À 73 ans, il est convaincu qu’il lui reste quinze années à vivre et pas une de plus. <em>“C’est une diseuse de bonne aventure qui me l’a dit à Paris”, </em>se marre-t-il, mi-amusé, mi-superstitieux. Des années qu’il porte comme un charme. <em>“Il pourrait marcher sur la tête”,</em> confirme Mersiha. Au point que nombreux sont ceux qui souhaiteraient le voir prendre des responsabilités politiques.<em> “La semaine dernière, je donnais une conférence. Les gens m’ont demandé : pourquoi n’êtes-vous pas dans un parti politique ?”</em> raconte le septuagénaire. Il laisse quelques secondes de suspense s’écouler puis délivre cette réponse sincère et rodée: <em>“Mon parti, ce sont les enfants.”</em></p>
<p style="text-align: right;"><em>Amélie Poisson</em></p>
<p style="text-align: left;">A voir aussi: <a href="http://bosnieblok.fr/?p=1942" target="_blank">1992-2010, le Général et &laquo;&nbsp;son&nbsp;&raquo; Sarajevo</a><em><br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bosnieblok.fr/?feed=rss2&amp;p=1841</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>De l&#8217;ADN pour faire le deuil</title>
		<link>http://bosnieblok.fr/?p=1711</link>
		<comments>http://bosnieblok.fr/?p=1711#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 30 May 2010 10:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Corentin Bainier</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mémoires]]></category>
		<category><![CDATA[ADN]]></category>
		<category><![CDATA[bosnie-herzégovine]]></category>
		<category><![CDATA[charniers]]></category>
		<category><![CDATA[disparus]]></category>
		<category><![CDATA[ICMP]]></category>
		<category><![CDATA[personnes]]></category>
		<category><![CDATA[Sarajevo]]></category>
		<category><![CDATA[Srebrenica]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://bosnieblok.fr/?p=1711</guid>
		<description><![CDATA[Installée à Sarajevo, la Commission internationale des personnes disparues (ICMP) écume les charniers de la guerre depuis 1996. Objectif : identifier les ossements des victimes, à l’aide de leur ADN. Une mission nécessaire au travail de justice et de réconciliation en ex-Yougoslavie.
Un travail de mémoire au microscope. Depuis ses locaux au centre de Sarajevo, la Commission [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Installée à Sarajevo, la Commission internationale des personnes disparues (ICMP) écume les charniers de la guerre depuis 1996. Objectif : identifier les ossements des victimes, à l’aide de leur ADN. Une mission nécessaire au travail de justice et de réconciliation en ex-Yougoslavie.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span id="more-1711"></span></strong>Un travail de mémoire au microscope. Depuis ses locaux au centre de Sarajevo, la Commission internationale des personnes disparues relie la science et les droits de l’homme : d’un côté, un laboratoire pour les identifications des corps à l’aide de l’ADN, de l’autre, des bureaux pour traiter des questions juridiques.</p>
<p style="text-align: justify;">« <em>En Bosnie-Herzégovine, une loi donne les mêmes droits à une veuve et à une femme qui prouve que son mari est un disparu </em>», explique Christian Jennings, de l’ICMP. Ce qui passe par une demande d’identification à l&#8217;institut. Un échantillon de sang est prélevé sur le doigt des mères, pères, frères, sœurs et autres cousins. De l’ADN est extrait de chaque échantillon, à rapprocher de ceux retrouvés sur les corps dans les charniers.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fémur ou tibia</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un processus morbide. « <em>On prend un os de disparu, de préférence long et plutôt dur, type fémur ou tibia. On en découpe une petite partie, transformée en poudre, dont on extrait l’ADN</em>», explique Sylvain Amory, responsable de la recherche et du développement à l’ICMP. Cette tâche demande une minutie immense. Il faut se couvrir de vêtements spéciaux de la tête au pied. « <em>Le moindre postillon ou contact de la peau sur un ossement peut tout changer, car  l’analyse détecte l’ADN le plus récent</em> », précise le chercheur.</p>
<p style="text-align: justify;">La correspondance entre les profils ADN des familles et des disparus n’est pas automatique : « <em>En dessous de 99,5% de probabilité, on considère que ce n’est pas assez sûr pour établir le lien de parenté</em> », ajoute Sylvain Amory. Un travail de titan : plus de 90 000 échantillons de référence ont été  collectés, 40 000 profils générés, 15 000 identifiés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Multiples charniers</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’ICMP affirme pouvoir identifier jusqu’à 105 cas par jour. Mais ce n’est pas toujours faisable : l’ADN ne se conserve pas forcément bien avec les années. Du coup, certains ossements ne permettent pas de générer de profil.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre problème en Bosnie-Herzégovine, la multiplication des charniers. Pour effacer les preuves des massacres, notamment après Srebrenica, l’armée serbe de Bosnie a déplacé des corps. Conséquence, les ossements d’une même personne peuvent avoir été dispersés dans plusieurs charniers. Et cela peut modifier le profil ADN.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Puzzle morbide</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Par son activité, l’ICMP facilite le travail de deuil des familles. Un travail qui ne peut s’effectuer en l’absence des restes des disparus. « <em>Pour certaines familles, avoir retrouvé le crâne est capital, d’autres peuvent tolérer qu’on enterre avec 20% ou 30% des ossements regroupés  Tout dépend des demandes des familles, de leur religion</em>», explique Christian Jennings.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ICMP n’en a pas fini avec son puzzle morbide. A Srebrenica, sur les 8372 disparus, seuls 3000 ont été enterrés. Dans toute la Bosnie, l’ICMP a travaillé sur près de 1 000 charniers. Il y en a peut-être plus. Elle œuvre aussi dans d’autres pays, par exemple en Colombie et au Rwanda. Et contribue, ainsi, à panser les plaies de la guerre.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Corentin Bainier</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://bosnieblok.fr/?feed=rss2&amp;p=1711</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
